Une enquête transformatrice
Enquête de terrain
Nous accompagnons les usagères et usagers de tous âges et les professionnelles et professionnels dans le questionnement de leur quotidien et la conduite d’enquêtes sur le terrain.
Analyse critique
Analyser ensemble et de manière critique les matériaux collectés pour répondre aux questionnements initiaux et envisager des transformations durables.
Restitution et transformation
Les savoirs co-construits durant de l’enquête sont valorisés au travers d’une création artistique : film, podcast, carte géante, exposition multimédia, fanzine, etc., permettant une restitution auprès des actrices et acteurs du territoire et l’ouverture d’un dialogue sur le passage à l’action.
Diagnostic situé
Des collectivités territoriales, établissements scolaires et socio-culturels, structures du logement ou de l’hébergement social, identifiant avec nous les problématiques vécues par les usagères et usagers et les équipes

Observer Questionner Analyser
Pionnière de l'anthropologie et la sociologie appliquées et participatives, l'association Ethno travaille, depuis 2000, auprès des habitantes et habitants des quartiers populaires, enfants, jeunes et adultes et des professionnelles et professionnels de l'éducation et du médico-social, en vue de créer des espaces d’enquête, de réflexion collective et de transformation sociale.

NOS PROJETS
26
Années d'expertise
+15 000
Personnes outillées
700+
Ateliers menés
Cohabitation et vie de quartier
Nos actions s'ancrent dans des espaces du quotidien, aux pieds des immeubles ou à partir des espaces associatifs implantés dans les quartiers. Nous considérons la rue comme un lieu central du vivre-ensemble où se cristallisent aussi des conflits liés aux usages, aux incompréhensions mutuelles et à l'absence de mise en dialogue.
Notre rôle, aux côtés des collectivités, bailleurs, équipes éducatives et des habitant·es, est de poser ensemble des diagnostics, d'interroger les règles qui gouvernent les usages d'un espace, et de permettre leur reformulation collective.
Nous favorisons la parole des enfants, des habitantes et habitants, leurs enquêtes éclairent les dynamiques sociales. Concrètement, notre présence sur le terrain pendant plusieurs jours crée un temps de questionnement d'apprentissage et d'observation partagée. Les enfants mènent des enquêtes ludiques, inspirées des méthodes anthropologiques, à partir d'un carnet de terrain créé sur mesure.
En parallèle, nous pouvons accompagner les équipes de terrain (agentes et agents de gardiennage, éducatrices et éducateurs, travailleuses et travailleurs sociaux…), en mobilisant toujours les outils méthodologiques et conceptuels des sciences sociales afin d’outiller leurs pratiques professionnelles.
Nous produisons ensuite une cartographie sensible — à la fois outil de collecte, d'analyse et de médiation. Cette carte, fruit des récits et ressentis recueillis, offre une nouvelle lecture des tensions et des usages.
Apports théoriques
Nous inscrivons notre démarche dans la lignée de la recherche-action initiée par Kurt Lewin. Nous impliquons directement les participant·es dans l’analyse des situations afin qu’ils et elles deviennent acteur·ices de la transformation de leurs représentations et de leurs comportements.
Ces pratiques rejoignent les recherches actuelles en santé publique autour de la recherche participative communautaire, qui montrent que les solutions produites avec les personnes concernées sont souvent plus pertinentes, mieux acceptées et plus durables



Discriminations et coexistence
Un nombre important de nos interventions se déroule dans les établissements scolaires. Elles s’inscrivent dans une volonté de soutenir les équipes éducatives et les jeunes face aux situations de conflit et de violence qui découlent des enjeux sociaux contemporains.
Notre objectif : enquêter pour comprendre les mécanismes des discriminations, créer des espaces de parole apaisés, à l’aide de dispositifs ludiques, pour développer des compétences psychosociales (capacité à comprendre une situation, ses émotions et celles d’autrui, à instaurer un dialogue…), reconnues comme constituant des outils précieux pour le vivre ensemble et, ainsi, permettre d’entériner les cycles de la violence.
Concrètement, nos ateliers prennent la forme de jeux de débat, d’expériences collectives et d’espaces de parole où chacun·e peut participer activement. Les échanges peuvent porter aussi bien sur les langues parlées dans les familles et les quartiers que sur les discriminations, les stéréotypes ou les difficultés relationnelles rencontrées dans les groupes. Nous proposons également des outils d’auto-analyse à travers des carnets d’exploration permettant aux participant·es de réfléchir à leurs expériences, leurs émotions et leurs représentations. Les groupes mènent ensuite une enquête collective, par exemple autour des langues présentes dans le quartier ou sur une problématique apparue lors des débats, comme les stéréotypes de genre ou certaines formes d’exclusion. Notre méthode reste souple et évolutive : nous adaptons les séances aux besoins qui émergent au fil des rencontres.
Enfin, les productions réalisées durant les ateliers — affiches, films, podcasts ou enquêtes — sont restituées aux familles, aux établissements scolaires et parfois présentées dans des équipements publics ou des mairies. Cette restitution permet de valoriser les apprentissages des participant·es, de rendre visibles leurs réflexions et de prolonger les discussions au-delà de l’atelier lui-même. Elle inscrit également les jeunes dans une démarche active de transmission et de participation à la vie collective.
Apports théoriques
Nos pratiques s’inspirent notamment des théories de John Dewey sur l’apprentissage par l’expérience. Explorer, expérimenter, poser des questions et tirer des conclusions permet de développer une compréhension plus profonde et plus autonome. Pour construire ce savoir, nous pensons à Paulo Freire, pour qui la réflexion collective et la conscientisation permettent de transformer les rapports sociaux et de développer l’empathie entre les groupes. Nous pensons aussi avec les théoriciennes (dont Nancy Hartsock, Sandra Harding et Patricia Hill Collins), que tout savoir est situé, et qu’un savoir construit depuis le point de vue des personnes vivants et observant les inégalités offre un point de vue particulièrement pertinent pour comprendre les enjeux de société.




S'adapter au réel,
transformer les regards.
Nos terrains en actions
En pied d'immeuble
Enquête de quartier
Des tensions récurrentes entre habitantes et habitants liées aux usages des espaces communs, un sentiment d'incompréhension mutuelle entre générations et groupes sociaux.
Co-construction d'un dispositif d'enquête avec le bailleur et ses équipes et les habitantes et habitants, de tous âges et tous groupes sociaux confondus.
Production d'une cartographie sensible restituée en mairie, qui a permis d'ouvrir un espace de dialogue entre habitants et de redéfinir collectivement les règles d'usage des espaces partagés.

En milieu scolaire
Nos compétences au-delà des stéréotypes
Les jeunes grandissent avec des stéréotypes et des inégalités qui influencent leurs relations et leur quotidien. Pourtant, ils ont rarement des espaces pour en parler et les analyser ensemble. Nos ateliers permettent d'ouvrir ce dialogue.
Les jeunes se construisent dans une société où de multiples discriminations persistent, et influencent leurs relations au quotidien. Lors du projet, les élèves construisent et conduisent une enquête (par observation et entretiens), pour questionner leurs vécus et leurs émotions propres, dans leur environnement quotidien. Nos outils scientifiques et pédagogiques leur permettent de débattre et d’apprendre par elles et eux-mêmes.

En structure sociale Apprendre la langue pour apprendre la ville
Pour les personnes étrangères immigrant en France, le défi de l’apprentissage de la langue s’accompagne de celui de l’apprentissage de la vie quotidienne en ville française, des savoirs qu’elle requiert, notamment pour un bon accès aux droits et à l’autonomie.
En utilisant les outils des sciences sociales pour observer, questionner et analyser les pratiques et représentations quotidiennes dans leur ville d’installation, les participantes et participants apprennent ensemble la langue et la ville. Le projet aboutit à la création d’un livret plurilingue à destination des personnes allophones, présenté lors d’un temps de restitution convivial, permettant la valorisation des savoirs plurilingues et plurisociaux des participantes et participants.


NOS PARTENAIRES


















Morgann Barbara Pernot Ali
Docteure en anthropologie, sociologie et médiatrice scientifique
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Spécialiste sur les enjeux de genre et interculturels
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Formée aux fondamentaux de l'enseignement des langues
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Techniques d'éducation populaire

Ethel Zerdoun Rofé
Anthropologue visuelle, cinéaste et médiatrice scientifique
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Spécialisée en ingénierie pédagogique et lutte contre les discriminations
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Formé aux outils de gestions de conflits de d’auto-défense des enfants
-
Techniques d'éducation populaire
Notre conseil d’administration
Le conseil d’administration d’Ethno est composé de professionnelles issues de la recherche, de l’éducation, de l’anthropologie, du cinéma, du travail social et des questions de migrations. Par la diversité de leurs parcours et de leurs expertises, ses membres garantissent un ancrage à la fois scientifique, pédagogique et citoyen, en cohérence avec les valeurs d’éducation populaire, de transmission des savoirs et d’émancipation portées par l’association.
MILLIOT Virginie
AL SHEIKH HASSAN Nour
AL HADHERI Samaher
ZERDOUN Véronique
DESTREMAU Blandine
PERNOT Capucine
Construisons
ensemble.
Vous êtes une collectivité territoriale, un établissement scolaire ou socio-éducatif, une structure du logement ou de l’hébergement social ? Construisons, ensemble, un projet de recherche-action pour répondre à vos enjeux.
ETHNO ASSO
